ARTICLE JOURNAL DE VIF dec 2011
De mois en mois, d’année en année, ce mandat se déroule toujours dans les mêmes conditions d’absence de communication, de concertation et de participation citoyenne. Il est évident que cette préoccupation n’est pas à mettre au crédit de la municipalité dont le premier magistrat montre des réticences, si ce n’est une aversion à toute prise de parole hors son propre contrôle.
Voici donc la réalité : des habitants qui doivent remuer ciel et terre pour être écoutés, si ce n’est être entendus, des citoyens qui ne peuvent s’exprimer que sur ce qui les touchent personnellement, au risque de bafouer le principe d’intérêt général, des élus exclus des commissions municipales par un fonctionnement archaïque et à minima, des décisions pour l’avenir de Vif qui sont prises sans une réelle connaissance, de la part des Vifois, des vraies intentions de la majorité municipale.
Le non-débat budgétaire qui s’est déroulés le 28 novembre en est la preuve.
Pas d’information sur les perspectives de recettes budgétaires de la commune, peu d’informations sur les évolutions des dépenses de fonctionnement, pas d’information sur les nouveaux projets d’investissement, pas de réponse quand nous demandons comment la mairie va faire face aux hausses toujours prévisibles des énergies fossiles… Ou par exemple, des réponses évasives, improvisées, hors des préoccupations de beaucoup de citoyens pour amener nos collectivités vers une posture vertueuse face aux consommations énergétiques. Pas de projet sur les bâtiments anciens, peu de convictions sur les bâtiments nouveaux…
L’écologie n’est visiblement pas intégrée… Qui plus est : pas encore d’information nationale sur les dotations aux communes pour 2012…
Alors qu’est-ce qui a poussé la municipalité à provoquer ce débat aussi tôt alors que nous avons encore trois mois pour voter le budget et que ce débat (obligatoire) doit se dérouler au plus, dans les deux mois qui précèdent la date du vote ? Est-ce une réelle volonté de ne pas débattre ?
Mais ne nous y trompons pas, l’apparente stabilité financière sur laquelle se vautre notre maire est en fait le résultat de la forte hausse des impôts (+ 15 %) qu’il nous a infligé en 2009, et qui bien sûr, se reporte chaque année en entrainant un excédent budgétaire de fonctionnement conséquent.
En cette fin d’année difficile pour notre pays comme pour bon nombre de nos voisins, souhaitons que 2012 permette aux voix de la solidarité et de la justice sociale de l’emporter face au dictat de l’argent et qu’ainsi nos élus puissent enfin orienter la France mais aussi l’Europe au service de leur population, dans le respect de l’égalité, de la liberté et de la fraternité.
Pour suivre nos positions :
Groupe d’opposition de gauche au Conseil municipal de Vif
vivreensembleavif@laposte.net
Parlons du personnel à Vif !
38 départs successifs, peut-être même 40 et un énième recrutement de Directeur général des services, recrutement infructueux ! Le dernier en date : à peine arrivé… déjà reparti !
Que ce passe-t-il exactement à la mairie de Vif ?
Non seulement nous vivons la valse des cadres au plus haut niveau, mais aussi, deux recours en référés sont actuellement en cours de la part de deux agents d’exécution de la mairie, aujourd’hui arrêtés depuis de longs mois, en congé de maladie pour cause de harcèlement au travail et d’accusation de fautes professionnelles.
Au vu des dossiers dont nous avons pris connaissance, les capacités de la commune à répondre des accusations de ces personnes sont minces et laissent présager une issue au détriment de la commune dont les contribuables que nous sommes tous en payeront l’addition. Cela a déjà été le cas dans le mandat entre 1995 – 2001, mandat conduit par le maire actuel. Sommes dont nous avons dû nous acquitté pendant le mandat 2001-2008 , le temps pour la justice de s’exercer.
Voilà bien des dépenses inutiles dont notre commune se garderait bien, à ajouter à la souffrance des plaignantes qui aujourd’hui ont dû renoncer à exercer leur métier et assument des pertes de revenu conséquentes. Dans un contexte de chômage endémique, une telle situation est vécue par elles de façon encore plus aggravée.
Bien sûr nous les soutenons moralement dans leur « combat », mais surtout nous tenons à dénoncer des méthodes de management « inappropriées » dans une institution publique telle qu’une mairie à l’égard de la base de sa hiérarchie.
A suivre !


