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Le dernier Conseil municipal de Vif n’était pas particulièrement alléchant pour son ordre du jour mais dans le contexte actuel de crise de l’eau, il était intéressant d’y être.

Seule du groupe à siéger, je me suis permise quelques remarques sur cette crise qui pour le moins nous a tous secoués et pose de réelles questions de fond, des questions d’avenir.

Nous avons donc appris, lors de la soirée du 28 avril, que cette eau distribuée depuis 1947 dans notre commune est « naturellement polluée » et donc nécessite et nécessitera toujours des traitements chimiques plus ou moins lourds selon les saisons et évènements.

Nous avons appris que cette pollution a été caractérisée à plusieurs reprises sans que nous, élus n’en soyons avertis car l’augmentation des doses de chlore suffisant à la rendre propre à la consommation sur le plan bactériologique ! C’est évidemment sans compter le niveau d’absorption de chlore que nous voulons ou sommes capables de supporter !

Je l’ai déjà dit et écrit : jamais, lors que j’étais maire de Vif, de 2001 à 2008, nous n’avons été alertés sur ce point… Bien au contraire, on nous assurait qu’avec l’introduction d’un traitement aux UV, l’apport de chlore restait limité. Je doute maintenant de ces informations.

Nous avions tout de même sollicité la Régie des eaux de Grenoble pour savoir si nous pouvions être raccordés à elle. C’était bien sûr possible, d’autant que Vif, situé sur la zone de protection rapprochée des eaux de Grenoble, bénéficie d’un droit de tirage de l’eau pour compensation des contraintes environnementales que cela lui impose. Des premières investigations avaient eu lieu pour définir ces points de captage.

Mais les lois démocratiques ont voulu que nous ne soyons pas réélus et le projet s’est arrêté là !

Aujourd’hui cette solution est une évidence. Je soutiens, nous soutenons cette solution car elle est la seule raisonnable pour les Vifois. C’est donc une priorité absolue. Les aménagements actuellement en cours à l’Echaillon pour améliorer l’eau ne doivent pas être le prétexte pour reculer l’investissement sur Rochefort. Ils doivent être faits, mais ils doivent être une solution d’attente pour les Vifois et pour apporter une eau plus sûre aux habitants qui seront jugés trop éloignés pour être raccordés définitivement à ces nouveaux captages.

Les trois années qui nous séparent de la livraison de ceux-ci, doivent être sécurisées mais ne pas être un prétexte à l’inaction.

Les Vifois doivent se mobiliser pour exiger le branchement de Vif sur l’eau de Rochefort !